Les trois formes de connexion dans les espaces de travail

Le 25 février 2017 à 08:55


Mikhaylov
 

L'évolution technologique s'invite dans les espaces de travail comme outil de gestion, mais aussi de motivation et de respect de la santé des salariés. Cette évolution technologique revêt plusieurs aspects au bureau. L'un des aspects de cette évolution technologique est ce que l'on appelle les objets connectés (IOT, Internet of Things). Les space-planners ont pour objectifs de créer des espaces de travail à l'image de l'entreprise, mais surtout ils sont force de proposition quand à des aménagements qui incluent toutes les options qui vont faciliter la vie des salariés et agir sur leur motivation. Les espaces se technicisent et s'adaptent tout en proposant de nouvelles perspectives. Par "bureau connecté", on entend tous les outils de connexions entre les salariés possibles dont le vecteur est bien sûr la connexion internet et dont les outils peuvent être à trois niveaux : L'optimisation du travail par le partage et les espaces collaboratifs, la domotique qui s'invite au bureau pour un confort personnalisé et enfin le confort individualisable du salarié à son poste de travail.


EBS
 

Les espaces de partage

Les bureaux se sont décloisonnés et les espaces de travail deviennent des espaces flexibles favorisant les rencontres autour de projets. Les salles de réunion se réinventent en étant à dimensions variables mais aussi à des différents endroits permettant des rencontres spontanées et facilitées entre salariés. Cela peut se traduire par un îlot au centre d'un plateau ouvert favorisant des échanges sans déranger le reste des collaborateurs et en préservant l'intégrité des conversations. Ces espaces de rencontres nécessitent pour fonctionner des connectivités internet, mais aussi à l'intranet de l'entreprise mais aussi des interfaces souples comme des tableaux muraux interactifs, des paper-boards mais numériques. L'agencement de ces espaces favorisent tant à la fois des positions assises confortables comme "dans un salon" mais aussi, la position debout ou semi-debout devant des tables ajustables à la hauteur souhaitée. Cette modularité et connectivité des espaces saura rendre le travail collaboratif agile et flexible.


la domotique pour un confort personnalisé
 

La domotique pour un confort personnalisé

Qu'est ce que la domotique ? Selon la définition de Wikipédia " elle vise à apporter des solutions techniques pour répondre aux besoins de confort (gestion d'énergie, optimisation de l'éclairage, du chauffage) de la sécurité (alarme) mais aussi de communication de commandes à distance. "La vie au sein d'un espace en commun nécessite des compromis de la part des salariés d'une part mais d'autre part l'entreprise peut proposer des systèmes adaptatifs et évolutifs afin de permettre à chacun de se sentir au mieux. Ainsi le réglage de la température selon les besoins mais aussi la possibilité de régler les intensités lumineuses selon les lieux et les besoins du moment. La connexion doit permettre l'intervention humaine au delà de son automatisme garant de sa meilleure adaptabilité. Les space-planneurs lors de leurs études de faisabilité et en écoute avec l'ensemble des personnes concernées vont détecter les points d'automatisme et les points justement laissés à la discrétion des salariés pour le meilleur de leur confort.


Weaver King
 

Le confort individualisable du salarié à son poste de travail

Le salarié aujourd'hui a accès a de nouveaux outils afin de se connecter au mieux, au plus vite avec l'ensemble des autres salariés de l'entreprise. Les agenceurs de bureau portent une attention toute particulière à l'acoustique avec des matériaux qui "absorbent" les vibrations des sons au maximum, mais également des postes de travail ajustables en hauteur avec changement de position du poste de travail. Ce changement implique que toutes les connections soient ajustables et adaptables à toutes les positions du salariés à son poste au cours de la journée. Et parce que la connexion est vitale au succès de l'entreprise, à contrario la "déconnexion" individuelle est devenue un atout de motivation. En effet, depuis quelques années cette connection peut être maîtrisable par le salarié lui-même, depuis peu en France avec la loi aux droit à la déconnection dont le New-York times titrait en janvier 2017 "Comme si le monde n'enviait pas déjà suffisamment les Français..."


Mais aussi à l'image de l'entreprise Daimler qui protège ses salariés en vacances avec la destruction de leur mail pendant leurs congés pour éviter le stress du retour de vacances avec des centaines de mail à traiter, programme "Mail on Holiday". Ou encore depuis quelques années chez Intel le "Quiet Time", un moment sans connexion pour le salarié pour qu'il puisse se ressourcer, ce qui apporte selon l'entreprise de nouvelles sources d'énergie et de productivité.


La connection est partout et va le devenir de plus en plus dans les 10 prochaines années. "D'après Forbes, 50 millions d'objets connectés de type wearables (bracelets connectés, montres connectées...) ont été vendus en 2015. En 2019, ce nombre pourrait dépasser les 125 millions. Grâce à ces appareils, les chefs d'entreprise peuvent désormais surveiller la santé de leurs employés et éviter le surmenage. Les accessoires connectés permettent également de renforcer la sécurité au sein de l'entreprise... " (article http://www.objetconnecte.net/travail-et-wearables-2609/)


Les agenceurs de bureau ont pour objectif l'harmonisation de toutes ces connexions au sein des espaces de travail afin d'apporter le meilleur de ce qu'elles proposent, à savoir la stimulation, la facilité d'accès, la flexibilité, la réactivité, et la relation entre les collaborateurs. L'intégrité des salariés au sein de ces espaces est l'un des enjeux de ces dix prochaines années. Savoir motiver tout en respectant l'espace individuel est un défi auquel les space-planeurs sont prêts à relever avec l'ensemble des entreprises qui regardent le monde connecté comme autant d'opportunités de développement que de source de créativité de la part de leurs collaborateurs.


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